Les
« leaders » des marocains résidant à l’étranger (MRE) peuvent se
diviser, à quelques exceptions près, en deux catégories bien distinctes:
La première catégorie se compose
de ceux (et celles) qui croient que « tant que
la cruche va à l’eau qu’elle finira par se casser»
et prennent les précautions nécessaires afin de ne pas confondre MRE et cruche.
La seconde catégorie se compose
de ceux (et surtout de celle) qui croient que
«tant que la cruche va à l’eau
qu’elle finira par se remplir» et confondent allégrement les
MRE avec des sots justes bons à remplir les cruches qui vont, à leur tour,
remplir d’ici cinq ans les jarres d’Ali Baba.
Bon. On s’arrête là pour ce
mois-ci; Le temps qu’une identification judiciaire en bonne et due forme se
fasse afin de séparer les vraies cruches, des faux sots, des jarres et du
reste, afin de permettre à ceux et celles qui se sentent morveux de se moucher
et de permettre au dernier des MRE de bien ouvrir les yeux afin de ne pas être
ébloui par la noirceur.
Ceci dit, le mois dernier nous a
apporté la naissance d’une nouvelle association qui veut inventer la roue à sa
façon et qui vient se partager (pour ne pas dire dupliquer) la mission et les
objectifs d’au moins trois organismes opérant déjà sur le terrain des
compétences marocaines à l’étranger..
Explication : Les autres agissent
localement dans une inefficacité loquace. «Nous, nous
allons rassembler tous les continents.»
Y a-t-il eu contact avec les
associations existantes pour coordonner, unifier, agir en tandem et éviter de
semer la zizanie. Pas en notre connaissance.
En attendant de voir comment ces
lumières vont construire le bâtiment du toit vers les fondations, faisant fi
des lois de la gravité MRE, de tous les clivages régionaux et de toutes les
spécificités continentales des pays d’accueil, et avant d’oublier , il faudrait
souligner que le Forum des compétences marocaines résidant au Canada organise
sa première assemblée générale le 31 mars 2012.
Tout le monde est le bienvenu,
surtout les Lumières en mal de scènes à éclairer (Voir page 11)
L’actualité du mois passé nous a
aussi apporté la nouvelle de ces 300 candidats à l’immigration au Canada qui se
sont fait avoir par un filou, mettant en confiance ses victimes en les faisant
recevoir par sa femme canadienne pure laine.
Ce fut à Meknès (Maroc). Et
plusieurs y ont laissé leurs économies, leur espoir et leur honneur. La
question qui se pose d’elle même : Pourquoi le Maroc ne légifère-t-il pas pour
mettre fin aux activités de ces briseurs de rêve ! Un dossier sur mesure pour
Mme Nezha Ouafi, députée PJD grâce à laquelle ce parti est bien renseigné sur
tous « nos vrais problèmes!»
Le ministère chargé de la
communauté marocaine à l’étranger pourrait, lui aussi ajouter une nouvelle
corde à son arc : "Défendre les intérêts des candidats à l'immigration
face à tout arnaqueur potentiel".
Le métier de conseiller en
immigration est très lucratif. Et comme
dans tout métier où on peut se faire de l'argent facilement, les
arnaqueurs ne sont jamais loin… Comme en témoigne cette récente affaire de
Meknès où 300 pauvres cornichons se sont faits avoir et dont le seul crime est
d’avoir voulu améliorer leur sort et celui de leurs proches.
Notre espoir est grand de voir le
Ministre délégué auprès du chef du gouvernement, chargé des MRE, prendre le
dossier au sérieux et inscrire un projet de loi en ce sens comme priorité dans
son agenda.
Pour la petite histoire, le
Canada a déjà réglé ce problème de ce côté de l’Atlantique.
Autre doléance : la crise
économique européenne a mis en exergue la précarité de la situation de bon
nombre de MRE.
Payer pour consoler des cas
isolés est bon pour relever le moral de la troupe et pour stimuler une
politique de retour d’ascenseur à grande échelle. Or avec la crise actuelle,
l’ascenseur ne se déplace que dans un seul sens. Et pas dans celui qui pourrait
renflouer les caisses de l’état !
Il serait donc temps de changer
son fusil d’épaule et d’instaurer un « Fond de dernier recours» destiné à
dépanner les MRE en difficulté.
Ce fond fonctionnera et sera
financé comme un fond mutuel :
¨ Une
partie par les MRE eux-mêmes;
¨ Une
partie par, les pays d’accueil ;
¨ Une
partie par le pays d’origine.
Loin de tout se débat qui ne va
sûrement pas finir en une législature, observons un moment de recueillement
face à cet événement qui ne vient qu’une fois chaque 4 ans : Le 13ième anniversaire du tremblement de
terre qui a rasé de la carte Agadir, le 29 février ,1960..
Y-a-t-il un homme ou une femme
politique qui s’est souvenu, ce 29 février, de la catastrophe ayant frappé de
plein fouet la ville d’Agadir un 3 ramadan, le premier jour du mois de Adar et
le 29 février de cette même année, 1960
?
François P. Granger, lui, se
souvient toujours et n’a jamais pu oublier ce lieu «là où ce qui fut ne sera jamais plus, là où ceux qui
furent dorment pour toujours!» écrivit-il (Voir pages 16 et 17).
Que Dieu ait en sa sainte
miséricorde tous ceux et celles qui sont partis sans aucun rituel de la part de
ceux et celles, qui les ont chéri, aimé et adoré
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